LES FINALITES NON AVOUÉES DE « L’ASSOMMAGE » PRÉALABLE

UNE DÉCISION INJUSTE

Cet « assommage » ou « étourdissement » est loin de prévenir ou de limiter la douleur lors de la saignée qui s’en suit.
Ces techniques posent autant de problèmes qu’elles sembleraient en résoudre.
Par contre, dans un contexte d’abattage de masse où le temps est de l’argent, le fait de manipuler des bêtes qu’on supposeraient inconscientes ou insensibles à toutes douleurs est un avantage certain pour les transformer rapidement en « marchandises » rentables.
Finalement, lorqu’il s’agit de comparer l’impact douloureux des deux types d’abattages (conventionel ou cultuel), l’Etude scientifique de l’INRA conclut en ces termes : « À ce jour, il semble qu’il n’existe encore aucune certitude parfaite quant au procédé d’abattage le moins douloureux [avec ou sans assommage préalable] ; les convictions s’affrontent donc toujours. » [p. 21]

Rien ne prouve que l’abattage halal serait plus douloureux sans « assommage » préalable

Rien de formel n’est actuellement prouvé scientifiquement sur l’existence d’un phénomène douloureux lors de l’abattage rituel effectué sans assommage préalable.
Lors de l’abattage halal, la capacité à limiter la douleur chez l’animal est d’abord fonction de la formation du sacrificateur, de la qualité de son équipement, d’aspects liés à l’animal [p. 232] mais aussi du contexte général. L’étude de l’INRA précise : « L’abattage religieux est pratiqué sans étourdissement préalable à la mise à mort. Les animaux sont donc conscients lors de celle-ci, sans que l’on sache effectivement si cet acte est douloureux ou non. » [p. 323]

Un « assommage » préalable serait source de souffrances

Dans son étude, l’INRA pose la question de l’efficacité de ces techniques dans le cadre des multiples contraintes du milieu industriel : « Il s’avère cependant qu’un pourcentage important d’animaux n’est pas correctement étourdi et reste conscient après cet acte. » [p. 323]

 

Différentes techniques sont aujourd’hui utilisées pour étourdir les animaux avant la saignée comme l’électronarcose, l’utilisation d’une tige perforante ou l’anesthésie gazeuse. La capacité de l’électronarcose à réduire la douleur n’est pas certaine.
Selon l’étude : « un mauvais paramétrage ou un mauvais contact entre les électrodes et l’animal, l’inconscience n’est pas induite, l’animal perçoit des douleurs. » [p. 222].
  • Chez les ovins, « la présence de laine empêche le passage du courant, peut être à l’origine d’électronarcose manquées. » [p. 222] ;
  • Chez les volailles, une électronarcose manquée a pour conséquence terrible de faire passer la bête dans l’échaudoir (déplumeuse) tout en étant vivante et il est dit que « les chocs électriques peuvent induire des mouvements d’ailes et par conséquent, la tête de l’animal peut manquer partiellement ou complètement le bain électrifié. » [p. 222]
  • Pour le pistolet à mèche captive pénétrante ou non pénétrante (ovins, bovins) provoquant des lésions importantes au niveau du crâne et du cerveau, « on constate un taux relativement élevé de non-réussite laissant penser que cette méthode peut également être une source de douleur intense. » [p. 225]

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