halal en danger

il est urgent d’agir pour nos libertés Fondamentales

LE Manifeste du Halal

Notre collectif s’est constitué car nous considérons que les principes et les règles qui régissent l’abattage rituel musulman est totalement méconnue. Cela aboutit à des incompréhensions que nous devons corriger et des interdictions que nous devons dénoncer.

Pour cela, nous devons préalablement expliciter notre vision du halal car le halal n’est pas simplement un rite, une technique ou une somme d’interdits à respecter. Il faut le comprendre à partir du paradigme islamique qui développe une vraie conception des mondes et un rapport original à notre réalité.

1. Un contexte politique et un modèle économique qui vident le halal de son sens

2. Ethique de la consommation

3. Le halal ne se confine pas à l’acte de saignée

4. Traitement des animaux

Un contexte politique et un modèle économique qui vident le halal de son sens

Les menaces qui pèsent sur la production et la consommation de viande halal sont de nature politique et économique.

  • Politique car dans un contexte où l’instrumentalisation des questions liées à l’Islam est devenue la norme, il est de plus en plus difficile de pratiquer l’abattage rituel. Si le stéréotype du musulman égorgeant son mouton dans la baignoire n’est plus, ce sont désormais les sacrificateurs musulmans refusant la pratique de l’assommage qui sont pointés du doigt et accusés de cruauté envers les animaux. Malgré l’absence de certitudes scientifiques quant à la manière la plus humaine de mettre à mort un animal, certaines associations de protection animale ont fait du combat contre le halal leur fonds de commerce. Il est certes beaucoup plus simple de blâmer un mode d’abattage très minoritaire que de s’attaquer aux véritables sources du problème, à savoir l’industrialisation des procédés d’élevage et d’abattage et la surconsommation de viande.
  • Le deuxième écueil auquel sont confrontés les acteurs musulmans est d’ordre économique. L’industrialisation des procédés d’élevage et d’abattage et le consumérisme à outrance ont peu à peu vidé le halal de son sens. D’abord parce que ces deux dynamiques induisent des cadences d’abattage qui ne sont pas en mesure de garantir le caractère halal de la viande. Dans le domaine de la production avicole en particulier, la demande en viande de poulet halal est aujourd’hui telle que l’abattage rituel – qui impose des rythmes beaucoup plus lents que ceux de l’abattage traditionnel – n’est pas capable d’y répondre.

Mais aux considérations sur la licéité (halal) des viandes consommées, viennent s’ajouter celles, autrement dramatiques et pernicieuses, du modèle industriel, qui est aux antipodes de l’orthodoxie islamique. Les dégâts environnementaux et la souffrance animale que génère ce modèle étant indéniablement de graves manquements aux préceptes islamiques. Parce que le Coran et la tradition prophétique nous enseignent que les animaux sont des êtres sensibles et nous exhortent à maintes reprises de les traiter avec respect et compassion, on aurait pu espérer quelques manifestations de désapprobation voire de résistance de la part des musulmans. Dans les faits c’est malheureusement tout l’inverse que l’on observe. A l’instar de leurs concitoyens, non seulement les musulmans ont docilement cédé aux sirènes du consumérisme – il suffit de voir le succès rencontré par les Quicks qui proposent de la viande supposément halal – mais par ailleurs selon plusieurs études, leur consommation moyenne de viande outrepasse celle du reste de la population française.

Ethique de la consommation

Aujourd’hui les niveaux de consommation sont tels qu’à moyen terme, la viande consommée par les musulmans continuera de provenir pour l’essentiel de fermes industrielles où les animaux sont confinés dans des espaces exigus et traités par un nombre restreint de travailleurs.

Cependant les croyants doivent se souvenir que notre foi exige de nous pondération, responsabilité et contentement. Dès lors, face aux problèmes que posent le modèle de production, les musulmans se doivent de réduire de manière significative leur consommation de viande et autres produits carnés. La consommation de produits issus du commerce équitable, de l’agriculture biologique et/ou de petites fermes locales constitue également pour ceux qui peuvent se le permettre, des alternatives qui sont plus en phase avec les enseignements islamiques. Le croyant débute chacun de ses repas en prononçant la formule : « bismillah » (« au nom de Dieu »). Se rappeler du Très-Haut à chaque repas, c’est à la fois refuser de banaliser l’acte de consommation et acter notre responsabilité vis à vis du contenu de notre assiette. Manger n’est donc pas un simple acte de consommation, c’est aussi un acte d’adoration.

Le halal ne se confine pas à l’acte de saignée

Le concept de halal, qui signifie littéralement ce qui est licite, renvoie aux notions de bien, de pureté, d’équité et de respect qui doivent permettre au croyant de cheminer spirituellement vers Dieu. Dans le cadre de la consommation de viande, le halal ne peut évidemment pas se réduire à une gestuelle ritualiste. Face aux dérives de l’agriculture industrielle et du consumérisme, il est indispensable de replacer la question de la consommation dans une compréhension globale des finalités et du sens de la vie.

Dans la conception islamique l’homme est considéré comme un « gestionnaire » et non pas comme le « propriétaire » de son environnement. L’animal n’est pas un « bien » dont il pourrait user à sa guise mais un être vivant avec une sensibilité intrinsèque. C’est pour cette raison qu’il est demandé au sacrificateur musulman de prononcer la formule de « basmalah » (au nom de Dieu) au moment de la saignée. Cette formule rappelle au croyant que son geste mortel est une dérogation accordée par Dieu dans des limites et les règles qu’Il a imposées.

L’application scrupuleuse des rites de l’abattage n’est qu’un moyen qui doit confirmer notre adhésion, pleine et consciente, à des impératifs spirituels et éthiques globaux. Et si dans la jurisprudence islamique c’est bien l’acte de saignée qui détermine in fine le caractère halal de la viande, il n’en demeure pas moins que les responsabilités du croyant, vis-à-vis de l’animal, ne s’arrêtent pas là.

En nous permettant de consommer de la viande, Dieu nous a octroyé un bienfait mais ce privilège doit s’insérer dans une vision divine d’équilibre et de justice entre Ses créatures. Aussi il est important de rappeler que la prérogative de sacrifier des animaux s’accompagne de responsabilités vis-à-vis de ces derniers ainsi que de l’environnement et des êtres humains qui travaillent souvent dans des conditions déplorables dans les abattoirs ou autres centres d’élaboration des viandes.

En d’autres termes, au-delà de savoir si oui ou non un animal a été abattu selon le rite, il est aujourd’hui essentiel avant d’acheter un produit de se demander dans quelles conditions les animaux que nous consommons sont élevés, transportés à l’abattoir (et évidemment mis à mort) et de promouvoir une consommation modérée des produits à base de viande.

S’attacher formellement au rituel et ignorer les principes qui le sous-tendent, c’est trahir notre spiritualité en préservant les apparences. Refuser de remettre en cause les modes contemporains de production et de consommation, c’est trahir notre éthique dans l’objectif illusoire de préserver notre confort.

Traitement des animaux

“N’as-tu pas vu qu’Allah est glorifié par tous ceux qui sont dans les cieux et la terre ; ainsi que par les oiseaux déployant leurs ailes ?
Chacun, certes, a appris sa façon de L’adorer et de Le glorifier. Allah sait parfaitement ce qu’ils font. »(Coran 24:41)

Les références islamiques, réglementant notre rapport à l’animal, foisonnent et mettent en évidence que notre devoir d’équité doit s’étendre à tous les êtres vivants. Ainsi l’autorisation de mise à mort de certains animaux est une dérogation qui est strictement conditionnée par le besoin de se nourrir.

Le Collectif « Halal en Danger » est conscient qu’il est indispensable de promouvoir une éthique globale de la production et de la consommation qui soit en adéquation avec les enseignements coraniques, c’est à dire qui accorde une place centrale au respect des hommes, des animaux et de la nature. C’est pour cette raison que nous soutenons tous les entrepreneurs musulmans qui à travers leurs projets permettent aux musulmans de consommer de la viande halal qui a été produite éthiquement et dans le respect de la nature.

Séminaire de formation – BRUXELLES
“Le halal, sens et enjeux contemporains”
– 13 octobre 2019 –

La question du « Halal » vous intéresse ? Vous souhaitez vous impliquer sur le terrain ou prendre part aux débats mais ne maîtrisez pas suffisamment le sujet ? Vous voulez savoir ce que recouvre le « Halal » en islam et comprendre pourquoi il fait tant couler d’encre aujourd’hui ? 

Le séminaire est sur inscription seulement: http://bit.ly/2khHck7

Agissez contre l'interdiction

Interpellez avec nous les différents partis politiques en leur envoyant un mail leur signifiant
l’importance d’agir dans le sens de la préservation de nos libertés religieuses.
Il est temps de se faire entendre. 

Vidéo LE HALAL – Décryptage :

 

5 points pour comprendre
les enjeux du débat en BelgiquE

 

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Interdire le halal au nom du
bien-être animal ?

Il sera bientôt difficile de trouver du halal en Belgique et il est n’est plus autorisé de déclarer bio toutes viandes halal issues d’un abatttage sans assommage.

C’est la question du bien-être animal qui justifierait ces décisions. Un abattage halal opérée sans « assommage préalable » serait source de douleurs inutiles pour l’animal. Une étude de l’INRA[1] regroupant plusieurs centaines de chercheurs a pourtant été produite et les conclusions scientifiques sont loin d’être aussi catégoriques.

CHARTE DU BIEN-ÊTRE ANIMAL DESTINÉE AUX DIFFÉRENTS ACTEURS DE LA FILIÈRE VIANDE HALAL

Aujourd’hui, dans nos sociétés sécularisées, on voudrait réduire le halal à une simple « technique d’abattage ». Pourtant abattre rituellement un animal pour s’en nourrir n’est pas seulement une « technique » ou une des multiples étapes dans la chaine de l’industrie du halal. C’est un acte lourd de sens.

AGISSEZ !

Écrivez aux députés bruxellois et aux présidents des partis politiques belges

Ou alors

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Destinataires

Message

Halal, électronarcose un impératif
de rentabilité 

 

La volaille est la viande dite halal la plus consommée au monde mais elle est aussi celle qui pose le plus problème.

Les conditions industrielles de production avec leurs cadences effrénées obligent de nombreux industriels à appliquer l’électrocution des volailles avant l’abattage rituel (électronarcose).

 

Et malheureusement, la plupart des acteurs musulmans du Halal préfèrent s’adapter à ces contraintes.

Le consommateur musulman
est-il si différent ?

Mais où est donc passé notre cohérence entre notre spiritualité et notre manière de consommer ? 

 

L’abattage halal dans le droit musulman

Les principales catégories d’interdits sont mentionnées dans le Coran : « Vous sont
interdits la bête trouvée morte, le sang, la chair de porc, ce sur quoi on a invoqué un autre nom que celui de Dieu, la bête étouffée, la bête assommée ou morte d’une chute ou morte d’un coup de corne, et celle qu’une bête féroce a dévorée – sauf celle que vous égorgez avant qu’elle ne soit morte. (Vous sont interdits aussi la bête) qu’on a immolée sur les pierres dressées… » [Coran 5/3] 

 

Agissez contre l'interdiction

Interpellez avec nous les différents partis politiques en leur envoyant un mail leur signifiant
l’importance d’agir dans le sens de la préservation de nos libertés religieuses.
Il est temps de se faire entendre. 

Collectif “Halal en Danger” –
Qui sommes nous ? 

Le collectif « Halal en danger » est un collectif citoyen œuvrant pour la défense du bien-être animal à la lumière des principes et éthique islamiques.

Il regroupe des citoyens, libres de tout corporatisme, composés d’adhérents de la société civile et d’adhérents professionnels qui répondent aux exigences de sa mention. Cette charte s’adresse à tous professionnels, institutionnels et tous citoyens acteurs de la production et de la commercialisation de produits carnés issues d’un abattage Halal. Chaque citoyen ou organisation, quelle que soit son activité ou la forme de son engagement, peut s’approprier les principes et les orientations stipulés dans cette charte et s’efforcer de les mettre en œuvre.

Actualité du Halal en Belgique

CHARTE DU BIEN-ÊTRE ANIMAL

INTERDIRE L’ABATTAGE RITUEL SANS ASSOMMAGE EST UNE DÉCISION INJUSTE, INCOHÉRENTE, DISCRIMINATOIRE ET CONTRE-PRODUCTIVE ! INTERDIRE L’ABATTAGE RITUEL SANS ASSOMMAGE EST UNE DÉCISION INJUSTE, INCOHÉRENTE, DISCRIMINATOIRE ET CONTRE-PRODUCTIVE ! 1° C’est une décision...

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